Où peut‑on déposer un brevet au niveau européen ? Le guide complet

Lorsqu’une entreprise ou un inventeur souhaite protéger une innovation dans plusieurs pays d’Europe, une question revient immédiatement : où déposer un brevet européen ? Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’existe pas un « office européen unique » qui délivre un brevet valable automatiquement dans toute l’Union européenne. En réalité, la protection européenne repose sur un système centralisé, mais dont les effets doivent ensuite être validés dans les États membres.

Voici tout ce qu’il faut savoir.

🏛️ 1. Le brevet européen se dépose auprès de l’OEB

Le brevet européen se dépose exclusivement auprès de l’Office européen des brevets (OEB), également appelé EPO (European Patent Office).

L’OEB possède plusieurs sites :

  • Munich (siège)
  • La Haye
  • Berlin
  • Vienne
  • Bruxelles (bureau de liaison)

➡️ C’est l’OEB qui reçoit, examine et délivre les brevets européens.

🌍 2. Quels pays sont couverts par un brevet européen ?

Le brevet européen peut couvrir jusqu’à 44 pays, dont :

  • les 39 États membres de l’Organisation européenne des brevets (OEB)
  • plusieurs États extension (ex. : Bosnie‑Herzégovine)
  • plusieurs États validation (ex. : Maroc, Moldavie, Tunisie, Cambodge)

➡️ Le brevet européen n’est pas limité à l’Union européenne : il couvre une zone beaucoup plus large.

🧩 3. Comment fonctionne le dépôt d’un brevet européen ?

Étape 1 — Dépôt auprès de l’OEB

Vous pouvez déposer :

  • en ligne via le portail de l’OEB
  • par l’intermédiaire d’un CPI ou d’un mandataire européen
  • en anglais, français ou allemand

Étape 2 — Recherche et examen

L’OEB réalise :

  • une recherche d’antériorités
  • un examen de fond
  • des échanges avec le déposant

Étape 3 — Délivrance du brevet européen

Une fois délivré, le brevet doit être validé dans chaque pays désigné.

🏳️ 4. Où le brevet européen est‑il valable après délivrance ?

Après la délivrance, le brevet européen devient un faisceau de brevets nationaux. Cela signifie que vous devez :

  • choisir les pays où vous souhaitez une protection
  • payer les taxes locales
  • parfois fournir des traductions
  • respecter les règles nationales de chaque État

➡️ Le brevet européen n’est pas automatiquement valable partout : il doit être validé pays par pays, sauf si vous choisissez l’option du brevet unitaire.

🧿 5. Et le brevet unitaire dans tout ça ?

Depuis 2023, il existe une nouvelle option : le brevet unitaire.

Après la délivrance d’un brevet européen, vous pouvez demander une protection unitaire valable dans 17 pays de l’UE (nombre en expansion).

Avantages :

  • une seule taxe annuelle
  • pas de validations multiples
  • pas de traductions supplémentaires (sous conditions)

➡️ Le brevet unitaire simplifie la protection dans une partie de l’Europe, mais ne remplace pas le brevet européen classique.

🎯 6. Résumé : où déposer un brevet au niveau européen ?

QuestionRéponse
Où déposer ?Exclusivement auprès de l’OEB (Munich, La Haye, Berlin, Vienne).
Quels pays sont couverts ?Jusqu’à 44 pays (États membres + extension + validation).
Le brevet est‑il automatiquement valable partout ?Non, il doit être validé dans chaque pays, sauf option unitaire.
Existe‑t‑il un brevet européen unique ?Oui, le brevet unitaire, mais limité à certains pays de l’UE.

🌍 Comment puis‑je déposer un brevet d’invention international ? Le guide complet 2026

Beaucoup d’inventeurs et d’entreprises souhaitent protéger leur innovation au‑delà des frontières nationales. Mais une question revient systématiquement : comment déposer un brevet international ? La réponse est simple : il n’existe pas de brevet international unique, mais il existe une procédure internationale qui permet de déposer une seule demande pour réserver la protection dans plus de 150 pays.

Cette procédure s’appelle le PCT (Patent Cooperation Treaty).

Voici tout ce qu’il faut savoir pour déposer un brevet d’invention à l’international.

🔍 1. Existe‑t‑il un brevet international ?

Non. Aucun titre unique ne protège une invention dans le monde entier.

En revanche, il existe :

  • des brevets nationaux (France, États‑Unis, Japon, etc.)
  • des brevets régionaux (brevet européen, brevet eurasien, brevet africain OAPI/ARIPO)
  • une procédure internationale PCT qui permet de centraliser le dépôt et de gagner du temps avant de choisir les pays

➡️ Le PCT n’accorde pas un brevet, mais simplifie et repousse les décisions coûteuses.

🧩 2. Qu’est‑ce que la procédure PCT ?

Le PCT (Traité de coopération en matière de brevets) permet de déposer une seule demande internationale qui produit les mêmes effets qu’un dépôt simultané dans plus de 150 pays.

Cette demande :

  • fixe une date de dépôt internationale
  • déclenche une recherche internationale
  • permet d’obtenir un rapport préliminaire sur la brevetabilité
  • repousse jusqu’à 30 ou 31 mois la décision de choisir les pays où entrer en phase nationale

➡️ C’est la solution la plus utilisée par les entreprises innovantes.

📝 3. Comment déposer un brevet international (PCT) ? Les étapes

Étape 1 — Déposer un premier brevet (souvent national ou européen)

La plupart du temps, on commence par un dépôt :

  • à l’INPI (France)
  • ou à l’OEB (Europe)
  • ou dans tout autre office national

Ce premier dépôt sert de priorité.

Étape 2 — Déposer la demande PCT dans les 12 mois

Vous disposez de 12 mois après le premier dépôt pour déposer une demande PCT.

Ce dépôt peut se faire :

  • via l’INPI
  • via l’OEB
  • directement auprès de l’OMPI

Étape 3 — Recevoir le rapport de recherche internationale

Un office (souvent l’OEB pour les déposants européens) réalise :

  • une recherche d’antériorités
  • une opinion écrite sur la brevetabilité

C’est un document stratégique pour ajuster la suite.

Étape 4 — Phase internationale (jusqu’à 30/31 mois)

Pendant cette période :

  • vous analysez les résultats
  • vous ajustez votre stratégie
  • vous cherchez des partenaires ou investisseurs
  • vous décidez des pays où entrer en phase nationale

Étape 5 — Entrée en phase nationale ou régionale

À 30 ou 31 mois, vous choisissez les pays :

  • États‑Unis
  • Europe
  • Chine
  • Japon
  • Canada
  • Australie
  • etc.

Chaque pays examine ensuite la demande selon son droit national.

💶 4. Combien coûte un dépôt de brevet international ?

Le coût dépend :

  • du nombre de pays
  • des taxes locales
  • des traductions
  • des honoraires éventuels

Ordres de grandeur :

PosteCoût estimatif
Dépôt PCT3 000 – 4 000 €
Phase nationale (par pays)2 000 – 10 000 €
Traductions500 – 3 000 € par langue
Taxes annuellesvariables selon les pays

➡️ Une stratégie internationale complète peut aller de 15 000 à 50 000 €, voire plus selon l’étendue géographique.

🎯 5. Pourquoi passer par un CPI ou un avocat en brevets ?

La procédure internationale est technique, juridique et stratégique. Un professionnel vous aide à :

  • rédiger des revendications solides
  • optimiser la portée internationale
  • éviter les erreurs fatales (divulgation, priorité, matière ajoutée)
  • choisir les pays pertinents
  • maîtriser les coûts

➡️ Une mauvaise rédaction peut rendre la protection invalide dans tous les pays.

🧭 6. Résumé : comment déposer un brevet international ?

  1. Déposer un premier brevet (France, Europe, etc.)
  2. Déposer une demande PCT dans les 12 mois
  3. Recevoir le rapport de recherche internationale
  4. Profiter de 30 mois pour affiner la stratégie
  5. Entrer en phase nationale dans les pays choisis

Le PCT est la voie la plus efficace pour protéger une invention à l’échelle mondiale.

🧠 Can ChatGPT Write a Patent? The Truth Behind AI‑Assisted Patent Drafting

With the rise of generative AI, a question keeps coming up among inventors, startups, and even R&D teams: Can ChatGPT write a patent? The short answer is: AI can help — but it cannot replace a qualified patent professional.

In this article, we explore what AI can (and cannot) do, the risks involved, and how to use ChatGPT effectively in a patent‑drafting workflow.

🔍 What Does “Writing a Patent” Really Mean?

A patent application is not just a technical document. It is a legal, strategic, and highly structured text that must:

  • describe the invention clearly
  • anticipate prior art
  • define a claim scope that is both broad and defensible
  • comply with strict legal standards (EPC, USPTO, PCT, etc.)
  • withstand examination and potential litigation

This requires a combination of technical expertise, legal reasoning, and strategic foresight — something no AI currently masters.

✔️ What ChatGPT Can Do When Drafting a Patent

AI can be extremely helpful in the early stages of drafting. ChatGPT can:

1. Clarify the technical concept

It can help reformulate the invention, identify key components, and structure the description.

2. Generate alternative embodiments

Useful for enriching the specification and supporting fallback positions.

3. Improve readability

AI can rewrite paragraphs, simplify explanations, or expand technical details.

4. Assist with invention disclosures

It can help inventors articulate:

  • the problem solved
  • the technical effect
  • the advantages
  • the implementation steps

5. Summarize prior art

AI can help synthesize known technologies (with caution regarding accuracy).

➡️ In short: ChatGPT is a powerful assistant — not a drafter.

❌ What ChatGPT Cannot Do When Writing a Patent

Despite its strengths, ChatGPT has critical limitations.

1. It cannot draft legally defensible claims

Claims require:

  • strategic breadth
  • fallback logic
  • anticipation of examiner objections
  • consistency with EPC/USPTO rules

AI tends to produce:

  • claims that are too broad (non‑novel)
  • claims that are too narrow (no commercial value)
  • inconsistent terminology
  • structures that violate formal requirements

2. It cannot assess novelty or inventive step

AI has no access to confidential prior art searches and cannot reliably evaluate:

  • what is known
  • what is obvious
  • what is inventive

3. It cannot ensure compliance with legal standards

Patent law is jurisdiction‑specific and constantly evolving. AI cannot guarantee conformity with:

  • EPC Articles 52–57
  • USPTO §112 requirements
  • PCT formalities
  • added‑matter rules

4. It cannot provide legal strategy

A patent is a business tool. AI cannot:

  • align claims with market positioning
  • anticipate competitor behavior
  • design a protection strategy
  • manage risk in litigation

➡️ A patent written solely by AI is almost always invalid, unenforceable, or commercially useless.

⚠️ The Biggest Risk: Claims Drafted by AI

Claims are the heart of the patent. If they are poorly drafted:

  • the invention may not be protected
  • competitors can easily bypass the scope
  • the patent may be rejected or invalidated

AI‑generated claims often look impressive but fail legally. This is why no serious practitioner relies on AI for final claims.

🧩 The Best Approach: Human + AI Collaboration

The safest and most efficient workflow is a hybrid model:

1. AI for technical drafting

  • generating embodiments
  • structuring the description
  • expanding examples
  • clarifying the invention

2. Human expertise for legal drafting

  • claims
  • fallback positions
  • examination strategy
  • compliance with EPC/USPTO rules

3. AI for non‑critical tasks

  • formatting
  • summaries
  • client‑friendly explanations

This combination maximizes efficiency while preserving legal quality.

🎯 Conclusion: Can ChatGPT Write a Patent?

ChatGPT can help draft parts of a patent, but it cannot write a legally valid patent on its own.

AI is a powerful tool for:

  • accelerating drafting
  • improving clarity
  • generating technical content

But only a qualified patent attorney or CPI can:

  • draft enforceable claims
  • ensure legal compliance
  • build a protection strategy
  • defend the patent in examination or litigation

➡️ AI assists. Humans strategize. Patents require both.

✅ Les 3 conditions de brevetabilité : nouveauté, activité inventive, application industrielle

Pour qu’une invention puisse être protégée par un brevet, elle doit satisfaire trois critères juridiques essentiels, définis par le Code de la propriété intellectuelle et appliqués par l’INPI, l’OEB et la plupart des offices internationaux.

Voici ces trois conditions expliquées simplement et efficacement.

1. La nouveauté

L’invention doit être nouvelle, c’est‑à‑dire ne pas avoir été divulguée avant la date de dépôt, sous quelque forme que ce soit :

  • publication scientifique
  • site web
  • vidéo
  • conférence
  • vente ou démonstration publique
  • brevet antérieur
  • divulgation par un tiers

➡️ Si l’information est déjà accessible au public, l’invention n’est plus brevetable.

C’est pourquoi il est crucial de ne rien divulguer avant le dépôt.

2. L’activité inventive

L’invention doit impliquer une activité inventive, c’est‑à‑dire ne pas découler de manière évidente de l’état de la technique pour un professionnel du domaine.

En clair :

  • si un expert peut facilement déduire votre solution à partir de ce qui existe déjà,
  • ou si votre invention est une simple juxtaposition d’éléments connus,

➡️ alors elle n’est pas considérée comme inventive.

L’activité inventive est souvent le critère le plus discuté lors de l’examen.

3. L’application industrielle

L’invention doit être susceptible d’application industrielle, c’est‑à‑dire pouvoir être :

  • fabriquée,
  • utilisée,
  • reproduite,
  • mise en œuvre dans un secteur industriel ou technique.

Cela exclut :

  • les idées abstraites,
  • les théories scientifiques,
  • les méthodes intellectuelles,
  • les créations esthétiques,
  • les découvertes naturelles.

➡️ L’invention doit être techniquement réalisable.

🎯 Résumé rapide

ConditionDéfinition
NouveautéL’invention n’a jamais été rendue publique.
Activité inventiveElle ne découle pas de manière évidente de l’existant.
Application industrielleElle peut être fabriquée ou utilisée dans l’industrie.

La Protection par Brevet des Logiciels : Démystification et Enjeux

En vérifiant les lois sur les brevets, l’on peut s’apercevoir que des lois semblent interdire la protection de logiciels, notamment l’article 52(2) CBE qui stipule “Ne sont pas considérés comme des inventions au sens du paragraphe 1 notamment : (…); 
c)les plans, principes et méthodes dans l’exercice d’activités intellectuelles, en matière de jeu ou dans le domaine des activités économiques, ainsi que les programmes d’ordinateur ; 
“…

La protection par brevet de ces solutions est elle possible?

Les logiciels ont révolutionné notre façon de vivre, de travailler et d’interagir avec le monde qui nous entoure. Dans ce contexte numérique en constante évolution, la protection des logiciels est devenue un enjeu majeur pour les entreprises et les développeurs. L’une des méthodes de protection les plus discutées et controversées est la protection par brevet. Dans cet article, nous allons démystifier ce concept et explorer les enjeux associés à la protection par brevet des logiciels.

Qu’est-ce qu’un brevet de logiciel ?

Un brevet est un droit légal octroyé par un gouvernement à un inventeur pour protéger une invention. Traditionnellement, les brevets étaient principalement utilisés pour protéger des inventions physiques, telles que des machines ou des produits chimiques. Cependant, au fil du temps, la question de savoir si les logiciels devraient être brevetables est devenue un sujet de débat intense.

Un brevet de logiciel vise à protéger une innovation logicielle unique et originale. Cela peut inclure des méthodes de traitement de données, des algorithmes, des applications, des interfaces utilisateur et d’autres éléments logiciels novateurs. L’obtention d’un brevet permet au titulaire d’exercer un contrôle exclusif sur l’utilisation, la fabrication et la vente de l’invention pendant une période spécifiée, généralement de 20 ans.

Les avantages de la protection par brevet des logiciels

  1. Innovation stimulée : Les brevets peuvent encourager les développeurs à investir du temps et des ressources dans la recherche et le développement de nouvelles idées, sachant qu’ils pourront bénéficier d’une protection légale.
  2. Valorisation des investissements : Les entreprises peuvent utiliser les brevets comme actifs de propriété intellectuelle pour attirer des investisseurs ou conclure des partenariats stratégiques.
  3. Protection contre la concurrence : Les brevets offrent une protection contre la copie et l’utilisation non autorisée de l’invention, ce qui peut dissuader la concurrence directe.

Les défis et les critiques

  1. L’innovation incrémentielle : Certains critiques soutiennent que les brevets de logiciels peuvent entraver l’innovation en encourageant les entreprises à accumuler de nombreux brevets mineurs pour bloquer la concurrence, plutôt que de promouvoir de véritables avancées technologiques.
  2. L’ambiguïté des critères : La définition de ce qui est brevetable dans le domaine des logiciels peut être floue, conduisant à des litiges coûteux et prolongés pour déterminer si une invention est suffisamment innovante pour mériter un brevet.
  3. Rapidité de l’obsolescence : Dans le monde en constante évolution de la technologie, les brevets de logiciels peuvent devenir obsolètes avant même que leur période de protection ne se termine.

Conclusion

La protection par brevet des logiciels demeure un sujet complexe et controversé. Alors que certains soutiennent que les brevets sont essentiels pour stimuler l’innovation et protéger les investissements, d’autres mettent en avant les défis potentiels liés à leur application dans un environnement technologique en constante évolution. Que vous soyez un développeur, un entrepreneur ou simplement un utilisateur de logiciels, il est essentiel de comprendre les implications et les enjeux de la protection par brevet des logiciels dans le paysage numérique actuel.

Protéger vos Droits de Propriété Industrielle en Europe : Découvrez la Procédure de Retenue en Douanes

La protection des droits de propriété industrielle revêt une importance capitale pour les entreprises et les innovateurs du monde entier. Dans le contexte européen, la Procédure de Retenue en Douanes offre une solution puissante pour prévenir l’entrée de produits contrefaits sur le marché et garantir le respect de vos droits.

Une question recurrente a trait à l’effectivité et l’efficacité des droits de propriété industrielle face aux contrefaçons venant de l’étranger. La retenue en douane est certainement une arme juridique efficace à la disposition des titulaires de droits pour faire respecter leurs titres de propriété industrielle à cet égard.

Dans cet article, nous explorerons en détail cette procédure essentielle et son rôle dans la préservation de vos droits de propriété industrielle.

Qu’est-ce que la Procédure de Retenue en Douanes ?

La Procédure de Retenue en Douanes, établie par le Règlement (UE) n° 608/2013, est un mécanisme qui permet aux détenteurs de droits de propriété industrielle de protéger leurs intérêts contre les produits contrefaits ou piratés qui pourraient être importés dans l’Union européenne. Que vous soyez titulaire d’une marque, d’un brevet, d’un droit d’auteur ou d’un autre droit de propriété intellectuelle, cette procédure vous offre une protection étendue sur le territoire douanier de l’UE.

Comment fonctionne la Procédure de Retenue en Douanes ?

  1. Dépôt d’une demande : Pour bénéficier de la Procédure de Retenue en Douanes, vous devez déposer une demande auprès des autorités douanières d’un État membre de l’UE. Cette demande doit fournir des détails précis sur vos droits de propriété industrielle et sur les produits susceptibles d’être contrefaits.
  2. Examen de la demande : Les autorités douanières examinent attentivement votre demande pour vérifier sa validité et sa conformité aux exigences légales.
  3. Surveillance des envois : Lorsque les douanes suspectent l’entrée de produits contrefaits, elles retiennent les marchandises pour une période limitée allant jusqu’à 10 jours ouvrables. Pendant cette période, vous avez l’opportunité de confirmer la violation de vos droits de propriété industrielle. A ce stade, le titulaire des droits peut engager une procédure de destruction des marchandises ou une action en justice.
  4. Action en justice et/ou destruction : Si une violation est confirmée, vous pouvez engager des poursuites judiciaires contre les contrefacteurs présumés, tout en demandant la destruction des produits contrefaits.

Les Avantages de la Procédure de Retenue en Douanes

  • Efficacité : La procédure permet une intervention rapide pour prévenir l’entrée de produits contrefaits sur le marché, préservant ainsi la réputation de votre marque et la qualité de vos produits.
  • Étendue géographique : La protection s’étend sur l’ensemble du territoire douanier de l’UE, offrant une couverture complète dans les États membres.
  • Dissuasion : La possibilité d’une action en douane dissuade les contrefacteurs potentiels, réduisant ainsi les risques de contrefaçon.

Chiffres

En 2021, 1491 demandes d’intervention étaient enregistrées en France. Plus de 9 millions de produits contrefaisants ont été retirés du marché par cette procédure.

Conclusion

La Procédure de Retenue en Douanes représente une étape essentielle dans la lutte contre les contrefaçons et le respect de vos droits de propriété industrielle en Europe. En tant que titulaire de droits de Propriété Industrielle, vous avez maintenant un outil de protection puissant pour maintenir l’intégrité de vos brevets, marques, de vos produits et de vos créations. N’hésitez pas à exploiter cette procédure pour défendre vos intérêts et contribuer à un environnement commercial respectueux de la propriété intellectuelle.

Actualités - Eric TZEUTON Brevet Européen International

Les Validations nationales d’un brevet Européen

Une fois qu’un brevet européen a été délivré par l’Office européen des brevets (OEB), il doit être validé dans les différents pays désignés par le demandeur pour être pleinement exécutoire. En effet, le brevet européen ne confère pas de protection automatique dans tous les États membres de l’Organisation européenne des brevets (OEB).

La validation du brevet européen est une étape importante pour le titulaire du brevet, car cela lui permet de faire respecter ses droits de propriété intellectuelle dans les pays où il souhaite obtenir une protection.

La validation est réalisée par l’intermédiaire des offices nationaux de brevets des pays désignés. Le demandeur doit donc payer des taxes et remplir les formalités auprès de chaque office national où il souhaite que le brevet soit valide. Les exigences et les coûts pour la validation du brevet varient selon les pays, il est donc important de bien comprendre les procédures à suivre pour chaque pays désigné.

Il est également important de noter que les exigences de validation peuvent être différentes de celles de l’OEB. Par exemple, certains pays peuvent exiger une traduction de la demande de brevet dans leur langue nationale, ou des frais supplémentaires pour la validation.

Le titulaire du brevet doit également s’assurer que le brevet est maintenu en vigueur en payant des taxes annuelles ou des taxes de renouvellement dans chaque pays désigné. Si le titulaire du brevet ne paie pas ces taxes, le brevet sera réputé avoir été abandonné dans ce pays.

En conclusion, la validation du brevet européen est une étape importante pour protéger les droits de propriété intellectuelle dans les pays désignés. Bien que les formalités et les exigences puissent varier d’un pays à l’autre, il est essentiel de comprendre les procédures et de s’assurer que le brevet est maintenu en vigueur pour éviter toute perte de droits.

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Combien coûte un dépôt de demande de brevet en France

Le coût d’un dépôt de demande de brevet français dépend de plusieurs facteurs, tels que le type d’invention, le nombre de revendications, le nombre de pages de la description, le niveau de complexité technique, et si vous engagez ou non un conseil en brevets pour rédiger la demande.

En général, les coûts associés à un dépôt de demande de brevet français peuvent inclure :

  • Les frais officiels de dépôt : les frais de dépôt de la demande de brevet auprès de l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) en France varient en fonction du nombre de pages de la description, du nombre de revendications et du type de demandeur (entreprise, particulier, micro-entreprise, etc.). Par exemple, en 2023, pour une demande de brevet déposée par une entreprise comportant jusqu’à 10 revendications et jusqu’à 30 pages de description, les frais de dépôt sont de 273 euros.
  • Les frais de rédaction de la demande de brevet : si vous engagez un conseil en brevets pour rédiger la demande, cela peut entraîner des coûts supplémentaires. Le coût varie en fonction de la complexité et peuvent aller de 3000€ HT à plus de 5000€.

Outre ces frais, il faut considérer des frais de procédures en cas d’objections et des frais de délivrance.

En cas de protection à l’étranger, d’autres frais sont applicable.

En résumé, il importe que la stratégie de dépôt se fasse pour des produits, procédés, etc. susceptibles de générer des revenus substantiels, qui seront sécurisés par les droits de propriété industrielle.

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La protection des inventions mises en œuvre par ordinateur

Les brevets des inventions mises en œuvre par ordinateur (IMO) sont un sujet de discussion important dans le domaine de la propriété intellectuelle, en particulier en ce qui concerne l’Office européen des brevets (OEB). Dans cet article, nous examinerons les défis et les opportunités liés à la protection des IMO par brevet à l’OEB.

Tout d’abord, il convient de noter que l’OEB a une longue histoire de traitement des demandes de brevet pour les inventions IMO. En effet, l’OEB a publié ses premières directives concernant les inventions informatiques en 1986, et depuis lors, il a continué à adapter ses procédures pour répondre aux évolutions technologiques. Ainsi, les inventeurs qui souhaitent protéger leurs innovations IMO peuvent avoir confiance dans la capacité de l’OEB à traiter leurs demandes.

Cependant, la nature des inventions IMO pose des défis spécifiques pour la protection par brevet. L’un des principaux problèmes est de savoir si une invention IMO est considérée comme une simple “idée abstraite” ou si elle peut être considérée comme une invention technique. En effet, l’OEB exige que toutes les inventions brevetables soient des inventions techniques, ce qui signifie qu’elles doivent avoir un caractère technique et résoudre un problème technique. Si une invention IMO est considérée comme une simple idée abstraite, elle ne peut pas être protégée par brevet.

En pratique, cela signifie que les inventeurs IMO doivent être en mesure de démontrer que leur invention implique une solution technique à un problème technique. Par exemple, une application logicielle qui permet à un ordinateur de communiquer avec un autre ordinateur peut être considérée comme une invention technique, car elle résout un problème technique (la communication entre les ordinateurs). En revanche, une application qui consiste simplement à afficher des publicités à des utilisateurs peut être considérée comme une simple idée abstraite, car elle ne résout pas un problème technique.

Un autre défi lié à la protection des inventions IMO par brevet est la question de la “contribution technique”. En effet, l’OEB exige que la contribution technique d’une invention soit clairement décrite dans la demande de brevet. Si la contribution technique n’est pas suffisamment claire, la demande de brevet peut être rejetée. Les inventeurs IMO doivent donc être en mesure de décrire avec précision la contribution technique de leur invention dans leur demande de brevet.

Malgré ces défis, les brevets IMO peuvent offrir de nombreux avantages pour les inventeurs. Tout d’abord, la protection par brevet peut aider à empêcher la concurrence déloyale et à protéger la propriété intellectuelle. De plus, les brevets peuvent être utilisés pour générer des revenus en accordant des licences à des tiers. Enfin, les brevets peuvent également être utilisés pour attirer des investisseurs en démontrant que l’invention est novatrice et a un potentiel commercial.

En conclusion, les brevets des inventions mises en œuvre par ordinateur sont un domaine complexe de la propriété intellectuelle, mais les inventeurs qui peuvent démontrer que leur invention est une solution technique à un problème technique peuvent bénéficier de la protection offerte par brevet.

Notre expertise nous permet d’obtenir au quotidien des brevets sur des inventions mises en œuvre par ordinateur.

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Le droit de Priorité (Brevets)

Le droit de priorité est un principe fondamental en droit des brevets qui permet à un inventeur ou à une entreprise de bénéficier d’un délai de douze mois (dans la plupart des pays) pour déposer une demande de brevet dans d’autres pays, tout en conservant la date de dépôt originale de sa demande initiale.

Concrètement, si un inventeur dépose une demande de brevet dans un premier pays, par exemple en France, il peut bénéficier d’un droit de priorité pour déposer une demande de brevet dans d’autres pays, comme les États-Unis, le Japon ou l’Allemagne, pendant les douze mois suivant la date de dépôt initial. La date de dépôt initiale en France devient alors la date de référence pour toutes les demandes ultérieures.

Ce droit de priorité est important car il permet à l’inventeur ou à l’entreprise de protéger leur invention dans plusieurs pays sans avoir à déposer simultanément des demandes de brevet dans tous les pays où ils souhaitent obtenir une protection. En outre, ce droit de priorité permet de bénéficier de la même date de dépôt initiale dans tous les pays dans lesquels la demande de brevet ultérieure est déposée.

En résumé, le droit de priorité en droit des brevets permet à l’inventeur de déposer une demande de brevet dans un premier pays, puis de bénéficier d’un délai pour déposer une demande de brevet dans d’autres pays tout en conservant la date de dépôt initiale comme date de référence pour toutes les demandes ultérieures. Cela permet de simplifier et de réduire les coûts liés au dépôt de demandes de brevet à l’échelle internationale.